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Les cahiers de doléance
Retranscription intégrale du texte par la Société d'Histoire de Vitry-sur-Seine
Préface
Le cahier de doléances de Vitry-sur-Seine, contient 24 articles très explicites. Il est signé de 16 notables locaux qui devaient former la municipalité nommée en 1787.
L’hiver 1788-1789 fut particulièrement pénible. La Seine était gelée. Le commerce était nul. La population commençait à manquer de vivres.
Le dimanche 12 avril 1789 au matin, la nouvelle se répandit dans Vitry et ses écarts. Quelques affiches, revêtues du gros timbre noir à trois fleurs de Lys, avaient été posées, sur les portails des églises, au Port à l’Anglais et au Petit Vitry. Ceux qui savaient lire purent ainsi prendre connaissance de la convocation officielle des Etats Généraux.
C’est en foule, que les Vitriots se dirigèrent vers l’église de leur paroisse où les cloches les appelaient par de joyeuses sonneries. L’instant solennel était venu, le curé Le Tanneur dans la nef de Saint-Germain, le curé Pariset en l’église des Saints-Gervais et Protais, lurent au Prône de la messe paroissiale, le « Règlement du Roi » pour l’exécution des lettres de convocation pour les « Etats-Généraux ».
Depuis octobre 1614, les « Etats » n’avaient pas été convoqués. Aussi, chacun sentit la solennité de l’heure...
Les habitants se réunirent dans la plus grande église : Saint-Germain pour rédiger leur cahier de plaintes, doléances et remontrances.
Il y avait là, des cultivateurs, fermiers ou locataires, propriétaires, artisans, le notaire, les deux curés.
Les cultivateurs propriétaires et fermiers, vont, avec force faire prévaloir leurs revendications, dénonçant les abus du régime féodal et du pouvoir absolu.
Peut-être aussi dans un coin de l’église, les domestiques de ferme et les journaliers se sont-ils assemblés. Mais, à aucun moment on ne leur demandera leur avis...

